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Les enjeux de la e-santé / healthtech en France

L’efficacité et la qualité du système de santé français ne sont plus à prouver. Toutefois, certains défis de taille devront être relevés dans les prochaines années afin de maintenir cette excellence. Il s’agit notamment des problématiques suivantes :

  • 1. Le vieillissement de la population
  • 2. L’existence de déserts médicaux
  • 3. Le déficit chronique de la protection sociale

 

Ces défis pour l’avenir imposent de repenser des pans entiers de notre système de santé tels que les parcours de soins, le financement des actes médicaux, les campagnes de prévention… Pour y parvenir, les pouvoirs publics devront s’appuyer notamment sur les opportunités ouvertes par les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Ces dernières ont ainsi fait émerger de nouvelles perspectives en matière médicale, que l’on désigne sous le terme de e-santé, healthtech ou encore medtech et qui proposent :

  • * Des plateformes de télé-médecine
  • * Des applications mobiles à caractère médical
  • * Des dispositifs médicaux et objets connectés
  • * Des solutions liées au cloud computing
  • * Un recours performant à l’intelligence artificielle ou aux Big Data

 

Les principaux bénéfices attendus de ces innovations peuvent être rassemblées à travers deux grandes orientations :

  • 1. Une plus grande efficacité dans les actions de santé publique :
    • * Une meilleure prévention, en particulier pour les affections de longue durée ou les maladies chroniques
    • * Une meilleure observance des traitements et une plus grande efficacité dans le suivi des patients
    • * Des diagnostics optimisés, plus fins, plus précis permettant de meilleurs traitements
    • * Une amélioration significative de la capacité prédictive en matière d’épidémiologie afin de calibrer les politiques de santé publiques de manière plus efficaces
  • 2. Un meilleur contrôle et plus d’économies dans les dépenses de santé :
    • * Des économies grâce au développement de l’ambulatoire,
    • * Des dépenses de santé mieux contrôlées grâce à une meilleure prévention

 

Les réformes autour de la santé et l’impact des nouvelles technologies ne peuvent être pensées, abstraction faite des rigidités structurelles inhérentes à ce secteur économique.

  • * La santé fait l’objet d’une surveillance étroite des pouvoirs publics et de nombreuses instances réglementaires (Conseil de l’Ordre national des médecins, CNIL, ASIP…), qui veillent à éviter toute atteinte aux données personnelles à caractère de santé, et à prévenir une marchandisation de la médecine contraire à la déontologie
  • * Le financement de la santé est également très spécifique en France, avec une prise en charge massive des pouvoirs publics et un sentiment de gratuité de la part des usagers. La préoccupation de l’Etat à ce niveau est double : d’une part éviter une inflation incontrôlée des actes médicaux, d’autre part trouver un modèle économique de financement de la télémédecine pérenne sans porter atteinte à la médecine de ville ou hospitalière traditionnelle.

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